Au cours de lâannĂ©e 2025, Agir pour lâenvironnement a fait analyser 27 bouquets de fleurs achetĂ©s Ă lâoccasion de la Saint-Valentin et de la fĂȘte des MĂšres.
Ă la lecture des rĂ©sultats, lâinquiĂ©tude prĂ©domine : 99 pesticides diffĂ©rents ont Ă©tĂ© identifiĂ©s dans les fleurs, dont 46 interdits ou actuellement non autorisĂ©s en France. Parmi ces 46 incriminĂ©s, 6 font partie de la famille des nĂ©onicotinoĂŻdes, insecticides dits « tueurs dâabeilles ».
En premiĂšre ligne, les fleuristes sont exposĂ©s durablement Ă un cocktail toxique. Trois des pesticides retrouvĂ©s peuvent d’ailleurs ĂȘtre nocifs pour les bĂ©bĂ©s nourris au lait maternel.
Pire, 19 bouquets concentrent un ou plusieurs pesticides susceptibles de nuire au fĆtus. Soixante-dix des substances retrouvĂ©es sont considĂ©rĂ©es comme trĂšs toxiques pour lâenvironnement aquatique et 86 posent un risque Ă long terme.
Un constat sâimpose : Ă la Saint-Valentin, les roses importĂ©es sont fortement contaminĂ©es par un mĂ©lange de 7 Ă 35 pesticides diffĂ©rents par bouquet. Avec en moyenne 3,5 fois moins de produits diffĂ©rents et des concentrations rĂ©siduelles 10 fois moins importantes, les fleurs françaises de saison comme les renoncules ou les anĂ©mones sont donc Ă privilĂ©gier afin que les fleurs de la Saint-Valentin ne soient plus⊠un cadeau empoisonnĂ©.
