Les arguments de l’industrie agrochimique qui attribue les maladies modernes au vieillissement, à l’alcool, au tabac ou au stress ne tiennent pas face à l’évidence des enfants malades. Ces derniers, qui ne fument pas, ne boivent pas et ne sont ni vieux ni obèses, sont de plus en plus touchés par des cancers et des troubles neurodéveloppementaux. Le cancer est désormais la seconde cause de mortalité chez les enfants, après les accidents domestiques.
Pour déconstruire le narratif imposé par l’industrie agrochimique, il est essentiel de rappeler que, derrière chaque argument véhiculé par ce secteur, il y a un intérêt économique, stratégique et systémique majeur à maintenir les produits chimiques agricoles dans l’écosystème alimentaire et environnemental mondial, ainsi qu’à vendre des traitements, des équipements et dispositifs médicaux, etc..
En effet, quand les vendeurs de traitements médicaux ne sont pas aussi des agrochimistes, ils peuvent être soit en joint-venture avec un chimiste souvent agrochimiste comme BASF et s’ils ne sont ni en joint-venture, ni agrochimiste eux-mêmes, ils achètent les bases chimiques leur permettant de fabriquer les traitements à des entreprises qui sont aussi des acteurs importants de l’agrochimie comme BASF, Dow (Corteva), etc.
Le récit des facteurs externes, tels que l’âge, le sucre, le tabac, l’alcool, les écrans, le stress ou le manque d’exercice, est une stratégie de lobbying bien connue (deflect) qui cherche à détourner l’attention des pesticides qui sont à racines de l’épidémie de pathologies des maladies modernes.
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