🚜 La nouvelle loi d’urgence agricole aggrave la crise.

Greenpeace rĂ©agit Ă  un nouveau projet de loi dite « d’urgence agricole » passĂ© il y a quelques semaines en conseil des ministres. Cette nouvelle loi va ĂȘtre prĂ©sentĂ©e par le gouvernement courant mai Ă  l’AssemblĂ©e nationale. Elle avait Ă©tĂ© annoncĂ©e par le Premier ministre Lecornu en janvier pour “rĂ©pondre aux mobilisations des agriculteurs.” Ces mobilisations contestaient la stratĂ©gie sanitaire mise en place pour lutter contre la DNC (abattage total des vaches lorsqu’un troupeau est contaminĂ©), et posaient une nouvelle fois la question du revenu des agriculteur·trices.

L’eau est notre bien commun le plus prĂ©cieux. Pourtant, courant mai, l’AssemblĂ©e nationale dĂ©battra d’un projet de loi qui pourrait accĂ©lĂ©rer son accaparement par l’agriculture industrielle. PrĂ©sentĂ© comme une rĂ©ponse d’urgence aux difficultĂ©s du monde agricole, le texte ressemble surtout Ă  un cadeau politique fait Ă  la FNSEA, syndicat majoritaire qui dĂ©fend les grandes exploitations cĂ©rĂ©aliĂšres.

Le problĂšme est central : cette loi parle de qui aura le droit d’utiliser l’eau, pour quels usages, et au dĂ©triment de qui. En facilitant le stockage de l’eau pour certains modĂšles agricoles, elle risque de renforcer les inĂ©galitĂ©s d’accĂšs Ă  une ressource dĂ©jĂ  fragilisĂ©e par les sĂ©cheresses, les pollutions et le changement climatique.

Et comme si cela ne suffisait pas, l’agro-industrie s’oppose Ă  toutes les mesures qui permettraient de protĂ©ger durablement cette ressource. DerriĂšre les discours sur la “souverainetĂ© agricole”, c’est donc une autre bataille qui se joue : celle de l’eau, du vivant, et du modĂšle agricole que nous voulons dĂ©fendre.

Lire l’article publiĂ© par l’ONG.

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