☣ 14 juin : Mobilisation urgente pour la bio depuis Plonéour vers Pont-L’Abbé.

Un collectif de paysan.ne.s et citoyen.ne.s du Pays bigouden organise samedi après-midi prochain 14 juin depuis Ploneour jusqu’à Pont-l’Abbé une mobilisation pour :

une agriculture respectueuse du vivant,

– le retrait du projet de Loi Duplomb, (+ d’infos)

– le maintien du soutien aux filières bios.

Notre précédent article sur la loi Duplomb

Lundi 6 mai, plus de 1 000 scientifiques, médecins et soignants ont adressé une lettre ouverte aux ministres de la Santé, de l’Agriculture, du Travail et de la Transition écologique. Ils s’élèvent contre la proposition de loi portée par le sénateur Laurent Duplomb, qui prévoit de réintroduire des pesticides interdits comme les néonicotinoïdes.  Voir notre article du

Le texte, examiné cette semaine à l’Assemblée nationale, menace selon eux la santé publique, la biodiversité, et l’indépendance de l’expertise scientifique française. La démocratie sanitaire vacille, elle aussi, à la lecture de la proposition de loi Duplomb. 

En plus de rouvrir la porte à des pesticides bannis depuis des années en France, comme les redoutés néonicotinoïdes, le texte prévoit de créer un « comité d’orientation pour la protection des cultures ». Ce nouvel organe permettrait au ministère de l’Agriculture de court-circuiter l’Anses, l’agence indépendante chargée depuis 2015 d’évaluer la toxicité des produits phytosanitaires. Un précédent non négligeable, dénoncé dans cette lettre ouverte.

« Nous nous opposons à la création d’un Conseil d’orientation agricole qui dessaisirait l’Anses d’une partie du contrôle scientifique », écrivent les signataires, parmi lesquels figurent Marc-André Selosse, Jean-François Corty, ou encore Christian Vélot. Ce texte porté par Médecins du Monde et Alerte des médecins sur les pesticides alerte sur « une remise en cause de la place de l’expertise scientifique », au profit d’une logique d’exception dictée par des intérêts agricoles à court terme. Benoît Vallet, directeur général de l’Anses, a d’ailleurs menacé de démissionner si cette loi était adoptée en l’état.

Lire l’article de France-soir.

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